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Attention ...
un cœur gros comme ça, un (vieux) coup de cœur gros comme ça ... et plus encore ...
musique exceptionnelle, textes exceptionnels, groupe exceptionnel ... imaginez,
imaginez si vous le pouvez ... des racines rock, des racines littéraires ... du
spleen, du rythme, de la sensibilité ... un ovni, une étoile filante ... rares et précieux ... |
De
gauche à droite : Bernard Beuneiche - basse, Marco Periz - guitare, Eric
Gervais - chant et guitare, Patrick Pannier - batterie
Les
Valentino !
| La presse unanime ! | ||
| Rock & Folk, janvier 1987 | ||
| Surtout, pas de
" s " ! Vous pourriez leur faire de la peine. Les Valentino,
pour être quatre, n'en restent pas moins au singulier. On ne sait
jamais si on allait confondre avec le groupe de Bobby Womack, au début
des années 60. Les Valentino, donc. Comme Rudolf. Un nom bien porté qui évoque automatiquement la séduction, avec un je-ne-sais-quoi de préciosité et de raffinement. Toutes qualités qui collent au sillon de "Mon Etoile", leur deuxième album (New Rose), qui mérite bien de recevoir in extremis le sacre de disque le plus délicat de 1986. Toutes catégories, France et étranger. Une paille ! C'est que la délicatesse et le rock sont généralement comme l'huile et l'eau : difficiles à mélanger. Et à la merci de la moindre faute de goût qui peut rompre l'équilibre fragile, côté fadeur ou côté rugueux. On pourrait crier au miracle, en croyant à un phénomène de génération spontanée, mais une réussite de ce calibre vient en fait couronner dix ans de travail souterrain pour Eric Gervais, le leader et chanteur du groupe. En 77, le coeur au bon endroit, et la hargne aux tripes, il fonde avec le bassiste Bernard Beuneiche un combo punk au nom évocateur, Bye-Bye Turbin, qui connaît une certaine célébrité dans la région de Caen, son home turf. Les Valentino naîtront en 81 des cendres de Bye-Bye Turbin, Gervais et Beuneiche engageant un nouveau batteur, Patrick Pannier. Un premier mini-album, sans titre, en 1984, aurait tendance à les faire passer pour des garagistes élégants, sans cambouis sur les doigts, entretenant un certain cousinage avec les voisins de Rouen : Eric Tandy signe les paroles de "Ce Matin" et Dominique des Dogs a participé au mixage. On remarque encore que "La Tzigane" est la mise en musique d'un poème d'Apollinaire et que "Theda Bara" confirme le penchant de ces jeunes gens pour les stars du cinéma muet. L'arrivée du guitariste Marco Periz, transfuge du rockabilly et des Alligators, viendra apporter la touche finale à la patte des Valentino, désormais aisément identifiable, sans toutefois tomber dans un créneau tout défini. Une patte faite avant tout de guitares déliées et cristallines, renouant avec la pureté des origines du rock, et de mélodies diaphanes et fragiles, portées par une rythmique alliant sécheresse et subtilité. De sens de la nuance, aussi, que l'on retrouve dans les textes pétris de sensibilité (ne pas confondre avec mièvrerie) d'Eric Gervais. Quelque chose comme le meilleur d'un tempérament français où le cœur rejoint l'intelligence appliqué au rock, comme Truffaut ou Téchiné ont su l'appliquer au cinéma. - Thierry CHATAIN |
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| Les Inrockuptibles, janvier 1987, n°4 | ||
| Comment expliquer ? Il y a des disques que l'on joue fort, les soirs de griserie, ces soirs où les rythmes et le volume comptent plus que tout. Et il y a les disques que l'on écoute dans les moments creux, ces heures de calme et de doute, où il semble qu'on ne pourrait rien supporter d'autre. les disques des Valentino sont de ceux-là. Non qu'ils soient mièvres ou dénués d'énergie, mais il semble qu'ils fassent vibrer cette corde mélancolique et subtile qui s'accorde aux petits matins froids et aux heures profondes de la nuit. Après "Mati", leur premier 45t, puis un mini-album en 1984, Les Valentino sortent leur premier album et passent, avec l'arrivée de Marco Periz à la deuxième guitare et aux chœurs, de la formule du trio à celle du quatuor. D' "Ofelisia" à "Un matin sans alibi", en passant par la reprise du "Wayward Wind" des Everly Brothers, Les Valentino confirment, en douceur, un talent pointu, magistral de justesse et d'émotion - B. GASTON | ||
| 7 à Paris, 21 janvier 1987 | ||
| Le rock français manque de salles, de débouchés, mais assurément pas de talents. Prenez Les Valentino. Voilà un groupe épatant, originaire de Caen, qui nous sort un disque impeccable. La pochette montre une guitare sur fond satiné bleu électrique. Les paroles des chansons font vibrer la corde de l'émotion au diapason des guitares, reines d'un royaume d'où les synthétiseurs sont bannis, mais où on rencontre le dobro, le piano et même le violoncelle. Le groupe cisèle à l'or fin un rock tout en légèreté et en finesse, tonique et enlevé. Une vraie cure de jouvence pour nos oreilles saturées par la muzak du Top 50. Suivez ce groupe ! - E. C. | ||
| Les encyclopédistes unanimes ! | ||
| Le Dictionnaire du Rock, sous la direction de Michka Assayas, 2000 (Robert Laffont, collection Bouqins) | ||
| Sortis des cendres de Bye Bye Turbin, Les Valentino (avec ou sans "s") se font d'abord remarquer par "Mati", qui est la révélation de la compilation "Rock à Caen" (UHT, 1984), et dont on trouve une autre version - inférieure - dans deux 45 tours différents. Sur la foi de ce morceau resté légendaire à l'écriture précieuse et délicate, Les Valentino sont accueillis chez New Rose, pour qui ils enregistrent un mini-album éponyme, où leur style se rapproche un peu de celui des Dogs, tout en conservant un aspect plus "littéraire", si l'on veut (ils mettent notamment en musique "La Tzigane" d'Apollinaire). Suivra le très bel album "Mon Etoile" (1986), mais faute d'avoir rencontré son public, le groupe se séparera peu après. Dommage : ceux-là avaient la grâce. - F. C. | ||
| La discographie unique ! | ||
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45 tours |
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Album compilation "13 Rock à Caen" Mati (UHT Productions - 8871 - 1984) |
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Mini-album |
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![]() 45 tours Au Pays de l'Oubli / Mati (New Rose - New 56 - 1985) |
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Album Mon Etoile (New Rose - Rose 101 - 1986) Au Royaume de Son Coeur Barbara La Maison Drôle Le Jardin des Lys Mon Etoile Un Matin Sans Alibi Ofelisia Des Tours et des Aveux Les Douces Années (The Wayward Wind) Colomba Route de Nuit |
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Totalement
et sincèrement indispensables : |